Nomination du président de la Ceni par décret présidentiel. La Loi systématiquement violée

Mamadi-3-Kaba-1.jpg-1Le président de la République a signé, jeudi, un décret pour désigner le président de la Ceni, en l’occurrence le très volubile Mamady 3 kaba. Ce, en remplacement de Salif Kebé, décédé il y a un mois du Coronavirus.

Cette nomination par décret présidentiel viole systématiquement la loi qui prévoit plutôt une élection par les commissaires de l’institution d’un des leurs comme président. En 15 jours.

Mais alpha condé prend goût de nommer les chefs de nos institutions faiblardes comme à la HAC avec l’avènement de Martine condé, catapultée à la tête de l’institution régulateur des Médias par décret. Ce qui est une insulte à la loi guinéenne sur laquelle le pharaon de Conakry a juré.

Mais à la Ceni, cette farce ne passera pas, dit l’ordre des avocats qui entend attaquer ce décret farfelu devant la chambre administrative de la Cour suprême.

Perte de crédibilité 

La dynastie est en construction. Depuis son arrivée, alpha condé mise sur une seule communauté pour confier des parcelles de pouvoir. Ou plutôt c’est ce qu’il prétend en nommant ses parents partout où besoin est. Plus grave, ses ouailles qu’il propulse çà et là sont décriés à souhait. Tel Mamady 3 kaba que certains ont surnommé « le blakro juriste ». À la Ceni il semble n’être pas la bienvenue. Le choix porté sur lui pour représenter la société civile guinéenne au sein de la Ceni est vivement contesté. Mamady 3 kaba est un opportuniste, a lancé Paul kamano, activiste de la société civile.

« D’abord je suis très surpris du choix de Mamady 3 Kaba en tant que représentant de la société civile au sein de la CENI. La société civile a perdu tous ses repères. Dommage que ce soit des opportunistes !  Il ressort clairement que la société civile n’a pas de représentant valable au sein de la CENI et c’est ce qui va compromettre davantage la crédibilité de l’institution électorale. Parce que déjà les dés sont lancés sur l’impartialité des acteurs qui sont censés jouer le rôle de veille et le rôle d’alerte. Aujourd’hui le CNOSGG a trahi tous les acteurs de la société civile. Donc ce choix, est un choix politique pas judicieux. C’est un choix que nous les acteurs de la société civile nous rejetons avec la dernière énergie », a-t-il lancé chez nos confrères de Mosaiqueguinee.

A suivre donc, comme on dit !

Joseph Diallo

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