Gbessia : Que sait-on du zoophile qui s’accouple avec les chiennes ?

L’heure est grave en Guinée. La mutation de notre société est dangereuse. Parmi les périls qui la guettent, on peut compter désormais une nouvelle pathologie plus inquiétante: la zoophilie. Un cas très sévère a été découvert à Gbessia où, dans l’obscurité ‘un marché, un jeune homme de 19 vient d’être appréhendé en pleins ébats sexuels avec une chienne.

Cette histoire sordide met en action un jeune célibataire agé de 19 ans. Le jeune homme dont l’identité n’a pas encore été révélée au grand public a été appréhendé dans la nuit du mercredi dernier, 30 juin 2021, en pleins ébats sexuels avec une chienne à Gbéssia, dans la comme de Matoto. Il a été mis à la disposition du commissariat central de Gbéssia par les autorités dudit quartier. Et, pour cet « acte impudique » qui a indigné plus d’un citoyen à Conakry, ce jeune homme risque jusqu’à 3 ans de prison et une amende d’un million de francs guinéens.

Tout d’abord, contrairement à ce croient certaines personnes qui pensent que l’acte de ce jeune n’est pas répréhensible, il convient de rappeler qu’avoir des rapports sexuels avec un animal est un acte impudique et de contre nature en Guinée. C’est-à-dire, c’est une transgression des convenances sociales en matière de sexualité dans le pays. Autrement dit, c’est un acte qui n’est pas conforme aux règles et usages de notre société où les humains s’accouplent entre eux selon l’ordre naturel (homme-femme).

Ainsi, il faut préciser que les « actes impudiques ou de contre nature » sont prévus et punis par le Code Pénal guinéen, notamment dans son ‘’Paragraphe II’’ qui parle de « l’attentat à la pudeur ». Et, c’est l’article 274 qui fait une mention spéciale de cette infraction.

« Tout acte impudique ou contre nature commis avec un individu de son sexe ou avec un animal est puni d’un emprisonnement de 6 mois à 3 ans et d’une amende de 500.000 à 1.000.000 de francs guinéens ou de l’une de ces deux peines seulement », lit-on entre autres dans cet article du code pénal.

Cependant, si on prend en compte le fait que ce jeune a accompli son acte sexuel avec cette chienne dans un marché (qui est un lieu public, même si c’est la nuit qu’il l’a fait), on pourrait à juste titre estimer qu’il peut tomber aussi sur le coup du ‘’Paragraphe III’’ du Code Pénal. Ce paragraphe parle notamment de « l’outrage public à la pudeur ». Et, cette infraction est clairement définie à l’article 275 dudit code.

« Constitue un outrage public à la pudeur tout acte intentionnel accompli publiquement et susceptible d’offenser la pudeur et le sentiment moral des personnes qui en sont les témoins involontaires », précise cet article.

Ainsi, en partant de cette définition, on peut facilement estimer que le jeune peut être poursuivi et condamné (s’il est reconnu coupable) en vertu de l’article 276 du Code Pénal. Et, il pourrait écoper jusqu’à 2 ans de prison. Car, cet article dispose entre autres : « toute personne qui aura commis un outrage public à la pudeur est punie de la peine d’un emprisonnement de 3 mois à 2 ans et d’une amende de 500.000 à 1.000.000 de francs guinéens, ou de l’une de ces deux peines seulement ».

Autant dire que ce jeune s’est mis dans de beaux draps, sans le vouloir, en se livrant à une partie de jambes en l’air avec une chienne dans ce marché de Gbéssia où il s’est d’ailleurs fait prendre.

A noter que selon Elhadj Mohamed Fadiga, le chef quartier de G’béssia Cité 2 qui l’a mis à la disposition de la police, ce jeune apprenti menuisier a reconnu les faits qui lui sont reprochés.

« Il a reconnu l’avoir fait (couché avec des chiennes) au moins trois fois, dont deux fois à Forécariah et cette fois-ci à Conakry. Je lui ai demandé s’il a eu à faire des rapports avec des humaines, il (le mis en cause) me dit non, que lui c’est avec les chiennes… Je lui dis : mais pourquoi tu n’es pas allé avec les femmes ? Il me dit qu’il n’a pas d’argent pour payer les femmes », a rapporté Elhadj Mohamed Fadiga de la conversation qu’il a eu avec ce jeune homme mis en cause dans cette honteuse affaire qui blesse les convenances sociales.

Une synthèse de Mariam Diallo

Catégories :à la Une, Santé

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