7 March 2022

Patronat guinéen : Ansoumane Kaba Guiter de plus en plus dangereux pour l’unification

By La Redaction

L’unification du patronat guinéen, tel qu’espérée par le Président de la République, est de plus en plus comprise par les coups fourrés, la ruse déloyale et les basses manœuvres d’un opérateur économique, Ansoumane Kaba alias Kaba Guiter en l’occurrence. Et pour cause, ce fin manipulateur a réussi à déjouer toutes les lois sociales en vigueur en République de Guinée. Il a sapé une décision de justice qui interdit puis invalide l’organisation d’un simulacre de congrès au cours duquel il prétend avoir été élu. Du coup, il ne bénéficie d’aucune légitimité aussi bien sur le plan national qu’international. Car les juridictions guinéennes ont qualité de jurisprudencer en la matière pour les organisations internationales telles que les Nations unies à travers l’OIT. 

Kaba Guiter, échauffé par l’exploitation des diamants maudits de Banankoro, que les populations locales condamnent fermement au point de vandaliser ses installations, tient coûte que coûte à se frayer un chemin jusqu’à la présidence du futur patronat unifié. Par la plus équivoque des méthodes. 

Ansoumane Kaba a déjà revendiqué dans les médias appartenant à l’animateur inabouti Aboubacar Diallo -mosaiqueguinee et FIM FM-, la présidence d’un patronat qui n’existe pas pour le moment, vu que l’unification en perspective est loin d’être vécue, en l’absence d’entente, des statuts, du règlement intérieur de cette future organisation et du congrès électif censé apporter la réponse à la préoccupation qui est la sienne. 

En ligne de mire de sa manipulation, il y les anciens dirigeants guinéens qu’il a réussi à singer, en se faisant passer pour le beau-frère d’Alpha Condé, avec tout ce que cela suppose comme avantages dans un pays où les recettes de l’État rétrécissent comme peau de chagrin. 

En traquant les biens mal acquis, la nouvelle CRIEF, qui ambitionne de faire toute la lumière sur la délinquance financière et les crimes économiques, a déjà envisagé d’examiner son cas et ceux de tous les opérateurs économiques indélicats, qui ont usé de leur promiscuité avec le régime précédent, pour faire exonérer leurs biens à l’importation, au détriment du Trésor public guinéen, tel que l’a usé et abusé Kaba Guiter avec une centaine de camions, dit-on, préalablement destinés à la construction de routes mais redirigés, plus tard, vers la zone minière de Boké. 

Ce qui est un détournement indirect de l’argent du contribuable guinéen, prévu et puni par la loi. L’exonération est une approche utilisée pour réduire la charge financière de certains opérateurs économiques, ONG, investisseurs, organismes étatiques, etc. Une approche en douane conditionnée par l’utilité publique des biens concernés et non pour l’intérêt égoïste d’un gus qui s’évertue à remplir ses poches. 

“Bientôt la justice va entendre certains opérateurs économiques nationaux qui ont participé à la dilapidation de deniers publics sous le système précédent. Les dossiers les concernant se bousculent : exonération, contrats dont les financements sont décaissés mais non exécutés ou abandonnés à mi-chemin. Qu’ils se tiennent prêts à répondre parce que personne n’est au-dessus de la loi”, martèle un magistrat proche de la CRIEF. A bon entendeur salut !

Comme d’habitude, les opérateurs économiques concernés par les velléités judiciaires sont enclins à user de basses manœuvres pour se soustraire à la rigueur de la loi, en soudoyant comme à l’accoutumée, des dirigeants -ministres et hauts cadres- afin que ces derniers usent de leur influence pour estomper l’action de la Justice.

Des hommes publics comme Bernard Gomou, ministre du Commerce, doivent se tenir sur leurs gardes pour ne pas faire les frais d’une éventuelle descente aux Enfers d’impitoyables manipulateurs, comme Kaba Guiter.

“Parlant de ça, je dirais que Monsieur Ansoumane Kaba Guiter devrait essayer de manger un peu de maquillage, pour être au moins un peu plus joli de l’intérieur, à défaut de rendre à l’État guinéen l’argent dont il lui est redevable”, ironise un avocat du Barreau guinéen qui soutient qu’un opérateur économique véreux ne peut avoir  de crédibilité à l’échelle internationale. “Le futur patronat unifié a besoin d’un homme propre et dynamique pour sa crédibilité à l’international”, renchérit-il.

“Vous savez, un homme de droit de notre époque a dit que “le manipulateur est un dealer, il vous livre ses doses, vous rend dépendant et s’enrichit en vous méprisant“. Avis à ceux qui tirent les ficelles et soutiennent mordicus Mr Guiter après l’invalidation de son congrès par le Tribunal de première instance de Kaloum”, conclut l’avocat.

De plus, faut-il retenir que, l’organisation internationale du travail OIT (une branche des Nations Unies) et les Ambassades installées en République de Guinée reconnaissent Mohamed Habib Hann comme président du CNP-Guinée ? Quant à la faîtière patronale en cours de création, seul le congrès électif peut en déterminer le prochain patron des patrons. Dossier à suivre ! 

Par Sambegou Diallo